Terrorisme urbain.
Ce film offre une bonne valeur documentaire. S’intéresser aux détenus, lors de l’application de la Loi sur les mesures de guerre, était peu fréquent: les terroristes occupent habituellement la 1re place. La crise d’octobre 1970 aura eu droit à une page dans l’histoire du Québec. Le réalisateur passe habilement du noir et blanc à la couleur dans son film. Le terrorisme provoque des dommages collatéraux, pour employer une expression actuelle. Je crois que ces détenus politiques étaient plus de 400, mais comparé à ce qui s’est passé à la prison d’Abou Ghraib (Irak) ou à Guantanamo (Cuba), ça reste assez civilisé. On s’identifie facilement aux citoyens pris dans cet engrenage.