Assez bien
Au moins, le film n'est pas typiquement hollywoodien, c'est déjà ça. L'ambiance est plus réelle, surtout la version originale en anglais, l'histoire est aussi très simple et pourtant pleine de sens, mais j'ai eu du mal à me faire à l'âge des acteurs contrastant avec leur vie.
Maladie bipolaire et soif d'amour
Les personnages illustrent fort bien les aléas de personnes dysfonctionnelles et codépendantes. Tantôt oppressé par les contraintes familiales, tantôt poussé par une rage de vivre et une volonté de puissance sur sa destinée, Leonard campe avec beaucoup de justesse les émotions en dents de scie que suscite la fragilité de son personnage. Les parents de ce maniaco-dépressif nous semblent parfois exagérément protecteurs, parfois tout simplement démunis devant la maladie. C'est le dilemme de tout milieu aux prises avec la maladie mentale : valse lente et pénible entre l'amour étouffant et l'amour impuissant. Film d'une grande sensibilité dépeignant aussi fort bien combien l'illusion peut aspirer tout l'être d'une personne en quête de sens à sa vie... La fin, déroutante selon certains, m'est apparue comme un choix de vie pour Leonard suite aux nombreuses déceptions de son histoire : suicide avorté, ennui et contraintes de sa vie au travail et en famille, trahison de celle qu'il rêvait tellement de chérir... Sera-t-il heureux pour autant ? Nous portons la poids de cette lourde question en sortant du film.